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Précisions loi des Finances 2011
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2011

ADOPTION EN PREMIERE LECTURE PAR l’ASSEMBLEE NATIONALE


TAUX APPLICABLE AUX ACQUISITIONS DE LOGEMENTS ELIGIBLES AU

DISPOSITIF BOUVARD AVANT LE 31 MARS 2011 POUR LES  DECISIONS
D’INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS ANTERIEURES AU 31 DECEMBRE 2010

PRECISIONS A LA DATE DU 18 NOVEMBRE 2010


Chère Madame, Cher Monsieur,  

Le projet de loi de finances pour 2011 a été adopté ce mercredi 17 novembre 2010 en 1ère lecture par l’Assemble Nationale.

Le régime transitoire issu de l’amendement Scellier du 9 novembre 2010 figure bien dans l’article 58 du projet relatif à la réduction homothétique de 10 % du taux d’un certain nombre de réductions d’impôt :

« VII. – 1. Les I à V sont applicables à compter de l’imposition des revenus de l’année 2011 pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2011, à l’exception de celles pour lesquelles le contribuable justifie qu’il a pris, avant le 31 décembre 2010, l’engagement de réaliser un investissement immobilier.  À titre transitoire, l’engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2010, et que l’acte authentique soit passé avant le 31 mars 2011. »

Il en résulte que les contrats de réservation enregistrés chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2010 permettront aux investisseurs, dans l’impossibilité de réitérer la vente avant cette date, de ne pas se voir appliquer la réduction de 10 % à condition que la VEFA intervienne avant le 31 mars 2011.

De nombreux praticiens en tirent actuellement la conclusion, en matière de défiscalisation Bouvard, que les acquéreurs peuvent dans cette situation bénéficier d’un taux de réduction d’impôt de 25 % et non de 20 %.

Il s’agit selon moi d’une interprétation erronée qui trouve probablement son origine dans les commentaires du député Charles de Courson à l’origine de cet amendement :

« La détermination d’une date butoir au 31 décembre 2010  pour continuer à bénéficier du taux plein de l’avantage fiscal  avant la réduction de 10 % va créer un afflux de dossiers difficilement gérable chez les notaires et dans les banques. Dès lors, à condition que la décision d’investissement immobilier ait réellement été prise avant le 31 décembre, des dispositions transitoires doivent permettre un passage des actes authentiques jusqu’au 31 mars 2011. »

Le taux plein auquel fait référence Monsieur de Courson n’est pas celui qui s’applique aux
investissements réalisés en 2010, mais bien celui qui s’applique aux investissements réalisés en 2011.

La mesure transitoire permet aux investisseurs de logements éligibles à la réduction d’impôt Bouvard dont l’acte authentique est passé entre le 1er janvier et le 31 mars 2011, de bénéficier d’un taux de 20 % au lieu de 18 %, mais ne leur permet pas de bénéficier d’un taux de 25 %.

Cette mesure transitoire ne concerne que le coup de rabot de 10 % et ne modifie pas l’application des taux de réduction d’impôt issus de la loi de finances pour 2009.

Pour rappel, l’article 199 sexvicies du CGI, créé par cette loi, dispose :

« […] Le taux de la réduction d'impôt est de 25 % pour les logements acquis en 2009 et en 2010,
et de 20 % pour les logements acquis à compter de l'année 2011. »

La date de réalisation de l'investissement à retenir pour l'appréciation du taux applicable s’entend, pour les immeubles acquis en VEFA, de la date d'acquisition qui est celle de la signature de l'acte authentique d'achat.

Dès lors, pour les logements éligibles à la réduction d’impôt Bouvard, en l’état actuel du projet de loi de finances pour 2011, si l’acte authentique d’achat est signé entre le 1er janvier et le 31 mars 2011, le taux de la réduction d’impôt ne peut pas être de 25 %, quand bien même la réservation aurait été signée avant le 31 décembre 2010.

Seule une modification de l’article 199 sexvicies du CGI résultant d’un amendement au projet de loi de finances pour 2011 adopté au Sénat ou à l’Assemblée Nationale lors des prochaines semaines, ou d’une disposition prévue dans le projet de loi de finances rectificative pour 2010, permettrait de tirer une conclusion différente et d’appliquer, le cas échéant, un taux de 25 % dans cette situation.

En toute hypothèse, il convient d’attendre l’adoption définitive de la loi de finances pour 2011 pour connaître précisément les taux applicables.

Je vous invite par conséquent à la plus grande prudence en la matière, et vous conseille, en matière de logements éligibles à la réduction d’impôt Bouvard, une signature des actes authentiques de VEFA avant le 31 décembre 2010.

Vous priant de bien vouloir prendre note de ces précisions,

Bien à vous,

Thibault BRAVARD
Avocat associé

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-----
112 rue Garibaldi - 69006 Lyon
Tél. : +33 (0)4 72 75 01 01 - Fax : +33 (0)4 72 75 32 01
www.bravard-avocats.com

 
Projet loi de Finances 2011
PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2011

ADOPTION EN PREMIERE LECTURE PAR l’ASSEMBLEE NATIONALE

TAUX APPLICABLE AUX ACQUISITIONS DE LOGEMENTS SCELLIER
NON BBC AVANT LE 31 MARS 2011 POUR LES  DECISIONS
D’INVESTISSEMENTS IMMOBILIERS ANTERIEURES AU 31 DECEMBRE 2010

PRECISIONS A LA DATE DU 18 NOVEMBRE 2010


Chère Madame, Cher Monsieur,  

Le projet de loi de finances pour 2011 a été adopté ce mercredi 17 novembre 2010 en 1ère lecture par l’Assemble Nationale.

Le régime transitoire issu de l’amendement Scellier du 9 novembre 2010 figure bien dans l’article 58 du projet relatif à la réduction homothétique de 10 % du taux d’un certain nombre de réductions d’impôt :

« VII. – 1. Les I à V sont applicables à compter de l’imposition des revenus de l’année 2011 pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2011, à l’exception de celles pour lesquelles le contribuable justifie qu’il a pris, avant le 31 décembre 2010, l’engagement de réaliser un investissement immobilier.  À titre transitoire, l’engagement de réaliser un investissement immobilier peut prendre la forme d’une réservation, à condition qu’elle soit enregistrée chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2010, et que l’acte authentique soit passé avant le 31 mars 2011. »

Il en résulte que les contrats de réservation enregistrés chez un notaire ou au service des impôts avant le 31 décembre 2010 permettront aux investisseurs, dans l’impossibilité de réitérer la vente avant cette date, de ne pas se voir appliquer la réduction de 10 % à condition que la VEFA intervienne avant le 31 mars 2011.

De nombreux praticiens en tirent actuellement la conclusion,  en matière de logements Scellier ne répondant pas à la norme BBC, que les acquéreurs peuvent dans cette situation bénéficier d’un taux de réduction d’impôt de 25 % et non de 15 %.

Il s’agit selon moi d’une interprétation erronée qui trouve probablement son origine dans les commentaires du député Charles de Courson à l’origine de cet amendement :

« La détermination d’une date butoir au 31 décembre 2010  pour continuer à bénéficier du taux plein de l’avantage fiscal  avant la réduction de 10 % va créer un afflux de dossiers difficilement gérable chez les notaires et dans les banques. Dès lors, à condition que la décision d’investissement immobilier ait réellement été prise avant le 31 décembre, des dispositions transitoires doivent permettre un passage des actes authentiques jusqu’au 31 mars 2011. »

Le taux plein auquel fait référence Monsieur de Courson n’est pas celui qui s’applique aux investissements réalisés en 2010, mais bien celui qui s’applique aux investissements réalisés en 2011.

La mesure transitoire permet aux investisseurs de logements Scellier non BBC dont l’acte authentique est passé entre le 1er
janvier et le 31 mars 2011, de bénéficier d’un taux de 15 % au lieu de 13 %, mais ne leur permet pas de bénéficier d’un taux de 25 %.

Cette mesure transitoire ne concerne que le coup de rabot de 10 % et ne modifie pas l’application des nouveaux taux de réduction d’impôt issus de  l’article 82 de la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010.

Pour rappel, l’article 199 septvicies du CGI, modifié par cet article, dispose :

« IV. […]

Le taux de la réduction d'impôt est de :  
« ― 25 % pour les logements acquis ou construits en 2009 et en 2010 ;  
« ― 15 % pour les logements acquis ou construits en 2011 ;  
« ― 10 % pour les logements acquis ou construits en 2012.

Toutefois, lorsque le contribuable acquiert ou fait construire un logement neuf dont le niveau de performance énergétique globale, déterminé dans des conditions fixées par décret et justifié par le bénéficiaire, est supérieur à celui qu'impose la législation en vigueur, le taux de la réduction d'impôt est majoré de dix points pour les logements acquis ou construits en 2011 et 2012. »

En d’autres termes, pour les logements ne répondant pas à la norme BBC, le taux de réduction d’impôt a été fixé à 15 % pour les logements acquis ou construits en 2011.

La date de réalisation de l'investissement à retenir pour l'appréciation du taux applicable s’entend, pour les immeubles acquis en VEFA, de la date d'acquisition qui est celle de la signature de l'acte authentique d'achat.

Dès lors, pour les logements non BBC, en l’état actuel du projet de loi de finances pour 2011, si l’acte authentique d’achat est signé entre le 1er janvier et le 31 mars 2011, le taux de la réduction d’impôt ne peut pas être de 25 %, quand bien même la réservation aurait été signée avant le 31 décembre 2010.

Seule une modification de l’article 199 septvicies du CGI résultant d’un amendement au projet de loi de finances pour 2011 adopté au Sénat ou à l’Assemblée Nationale lors des prochaines semaines, ou d’une disposition prévue dans le projet de loi de finances rectificative pour 2010, permettrait de tirer une conclusion différente et d’appliquer, le cas échéant, un taux de 25 % dans cette situation.

En toute hypothèse, il convient d’attendre l’adoption définitive de la loi de finances pour 2011 pour connaître précisément les taux applicables.

Je vous invite par conséquent à la plus grande prudence en la matière, et vous conseille, en matière de logements Scellier non BBC, une signature des actes authentiques de VEFA avant le 31 décembre 2010. Vous priant de bien vouloir prendre note de ces précisions,

Bien à vous,

Thibault BRAVARD
Avocat associé

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Fiscalité
 
ÉCLAIRAGE - Les 22 niches fiscales qui seront rabotées
 
15/09/2010 

Le gouvernement a tranché. Ce sont donc finalement 22 niches fiscales qui seront rabotées dans le budget 2011, révèle mercredi matin Le Figaro, citant la ministre de l'Économie Christine Lagarde.

Outre le crédit d'impôt sur les équipements du logement en faveur du développement durable (fenêtres, chaudières à condensation, etc.), les niches concernant l'investissement locatif et productif outre-mer seront bien rabotées de 10 %. Concrètement, écrit le quotidien, cela signifie que le taux de réduction d'impôt de 60 % passera à 54 %, celui de 50 % à 45 %, etc. Autre mesure attendue, le dispositif Scellier en faveur de l'investissement locatif sera rogné de 10 %. Le taux de réduction ne sera plus que de 13,5 % pour les logements acquis en 2011 ne respectant pas la norme bâtiment basse consommation.

D'une façon générale, écrit Le Figaro, l'immobilier est très touché par le rabot. L'avantage de 25 % sur les FIP (fonds d'investissement de proximité) et les FCPI (fonds commun de placement dans l'innovation), qui devait disparaître fin 2010, est prolongé de deux ans, mais est raboté. Toutes ces mesures auront un impact sur les revenus de 2011, et concerneront donc les impôts 2012. Le rabot ne générera donc ses 440 millions d'économies qu'en 2012, écrit Le Figaro.

Voici la liste des niches fiscales qui vont être rabotées de 10 % :

Investissements dans l'immobilier de loisirs (3 niches concernées)

Investissements forestiers

Investissements dans des résidences hôtelières à vocation sociale

Certains investissements outre-mer (4 niches concernées)

Souscriptions au capital des sociétés non cotées et souscriptions de parts de FCPI et de parts de FIP (2 niches concernées)

Souscription au capital de Sofica (financement du cinéma)

Travaux de conservation ou de restauration d'objets mobiliers classés

Dépenses supportées en vue de la restauration complète d'un immeuble bâti

Souscriptions en numéraire au capital des Sofipeche (société de financement de la pêche)

Sommes versées sur un compte épargne codéveloppement

Investissement immobilier locatif neuf (dispositif Scellier)

Investissements immobiliers dans le secteur de la location meublée non professionnelle

Dépenses effectuées en vue du maintien et de la protection du patrimoine naturel (espaces naturels classés et assimilés)

Équipements en faveur du développement durable et des économies d'énergie (chaudière, fenêtres...)

Dépenses en faveur de la prévention des risques technologiques

Contrats d'assurance pour loyers impayés des logements locatifs conventionnés.

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